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Dans un secteur en berne, le Faillitaire fait figure d'exception en affichant une progression de 9,6 % depuis le début de l'année.
 
En près de 10 ans, le Faillitaire s'est imposé en France avec 90 points de vente. Pascal Dapolo, le PDG-fondateur de l'enseigne, revient sur le succès de son concept de meuble hard discount.

Comment est né le Faillitaire ?
Pascal Dapolo :
Au début des années 90, le secteur du meuble a connu une période difficile. De plus en plus de fabricants nous ont proposé d'acheter moins cher des meubles refusés par les enseignes traditionnelles.
C'est ainsi qu'est né le premier Faillitaire, à Lorient, en 1995. Son concept : vendre à bas prix aux particuliers des meubles, salons et literies neufs, moyen et haut de gamme, en provenance de fins de séries, de litiges, de déstockages… et disponibles immédiatement.

Comment s'est poursuivi votre développement ?
Il a été très rapide ! Nous avons choisi de nous développer en
franchise. Durant les premiers temps, plus de 20 enseignes le Faillitaire se sont ouvertes chaque année. Aujourd'hui, le rythme de croisière tourne plutôt autour de 5 à 10 ouvertures par an.

Quelle est la structure de votre enseigne ?

Nous travaillons avec notre centrale qui regroupe cinq services très indépendants : le service développement, qui gère les ouvertures, les nouveaux adhérents et la recherche de locaux ; le service informatique, avec lequel nous avons créé - dès 1995 - notre propre logiciel pour que toutes les ventes soient assistées par ordinateur ; le service comptable ; le service animation du réseau, qui s'occupe des challenges, des congrès, des conventions et de la réunion qui a lieu chaque mois avec tous les adhérents ; enfin, le service des achats.

Comment fonctionne votre service des achats ?
Concrètement, 100 % des fabricants de meubles en France et en Europe nous connaissent. Nous travaillons avec 90 % d'entre eux et, évidemment, avec l'Asie.
Concrètement, une équipe sillonne la France à la recherche de lots à acheter et, toutes les semaines, nous recevons les propositions de fabricants pour des meubles au minimum 40 % moins chers.
Grâce à une caisse commune à tous les adhérents, nous pouvons acheter les stocks en cash.

Existe-t-il une homogénéité entre tous les points de vente ?
Oui, ils se ressemblent tous. La superficie moyenne est de 800 m2, la façade, le logo, la couleur des murs et de la moquette, la publicité sur le lieu de vente… tous ces éléments sont identiques.

Que représente la publicité ?
Nous accordons une part importante à ce domaine puisque 5 % du chiffre d'affaires de chaque magasin est destiné à une publicité locale, et 2 % du CA général à de la publicité nationale. L'an dernier, 7 millions d'euros ont été globalement dévolus à ce secteur.

Comment vous positionnez-vous sur le secteur du meuble ?
Actuellement, nous n'avons pas de concurrent direct car, en taille, nous dépassons largement les autres soldeurs du secteur du meuble.
Quant aux enseignes traditionnelles, nous ne cherchons pas à leur nuire. D'ailleurs, tous nos meubles sont dégriffés, mais le client y trouve son compte parce qu'il sait tout de suite reconnaître la qualité.

En résumé, quelles sont les clés de votre succès ?
Premièrement, nous traversons une période de crise qui est propice à une politique de bas prix. Deuxièmement, nos meubles sont disponibles immédiatement. Troisièmement, l'essentiel de notre offre concerne le style "traditionnel" et à l'heure du "tout design", les clients savent où ils peuvent encore trouver du style Louis Philippe, Louis XV, Régence…
Cela représente 90 % de nos ventes.
En résumé, 40 % de nos clients sont fidèles contre seulement 5 % dans la distribution traditionnelle.

Propos recueillis par Domytile d'Eliassy
Le Faillitaire
en chiffres
91 points de vente répartis sur toute la France dont 8 en propre.
Surfaces de vente de 600 m2 à 1 000 m2.
Répartition des ventes : 90 % de meubles traditionnels contre 5 à 8 % pour le contemporain.
L'indicateur :
Chiffre d'affaires en millions d'euros
2002   2003
97 100

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