| Face à un marché
en demi-teintes, les canaux de distribution affinent
leur approche et misent sur la lutte antipiratage... |
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Les canaux de distribution affinent leur approche pour
gagner des parts de marché mais tous subissent
la crise de plein fouet.
Les indicateurs trimestriels publiés par le Snep
(syndicat national de l'édition phonographique)
donnent le vertige. Au cours du premier trimestre 2004,
les ventes de disques ont enregistré un CA total
de 223,6 millions d'euros soit 21 % de moins
qu'au premier trimestre 2003 et 27 % de moins qu'au
premier trimestre 2002 !
Pour enrayer la crise : la baisse de la TVA et la lutte
antipiratage
Seul le marché du disque vidéo progresse
de 75 % sur la même période. Mais, il
ne représente qu'un montant global restreint, de
25,3 millions d'euros, loin de compenser les baisses
de ventes de single et d'albums audio. Triste record,
la France et l'Allemagne sont les plus sévèrement
touchés par la récession actuelle au niveau
mondial. L'ensemble des acteurs mise donc sur une baisse
de la TVA et sur la lutte antipiratage pour relancer les
ventes.
La crise du marché pourrait précipiter la
disparition de disquaires indépendants déjà
fragilisés. "La crise qui touche le marché
du disque audio depuis deux ans accentue une évolution
qui se profile en fait depuis les années 80",
analyse Hervé Rony, le directeur général
du Snep. Les distributeurs indépendants n'ont cessé
de perdre des parts de marché depuis cette époque.
Ils représentaient encore 10 % de celui-ci
en 1993, mais n'en détenaient plus que 2,4 %
en 2003, sous la pression des prix de la grande distribution
et du choix des grandes surfaces spécialisées.
Indépendants, GSS
un remake de David contre
Goliath ?
Les disquaires peuvent se spécialiser sur un créneau
musical particulier et se regrouper afin d'optimiser leurs
achats et leurs coûts. Mais, leur survie, uniquement
liée à la vente de disques, est néanmoins
menacée. Les hypermarchés qui ont souffert
de la baisse des ventes de single ne devraient pas modifier
leur approche du marché fondée sur un choix
de titres limité au "Top 50" et sur un
prix de vente agressif. Ce sont les GSS qui tirent le
mieux leur épingle du jeu. Elles sont passées
de 36,1 % de parts de marché en 2002 à
37,7 % en 2003 grâce à la largeur de
leur offre et à leur adaptation à la vente
en ligne.
François Paul
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Les
chiffres
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Ventes
audio par circuit de distribution (part de marché
en valeur) :
38,5 % hypermarchés
37,7 % GSS
17,4 % Grossistes
3 % VPC
2,4 % Disquaires
indépendant
0,9 % Grands
magasins
Répartition des ventes en
valeur entre les grandes surfaces spécialisées
- FNAC : 56 %
- Virgin Mégastore Extrapole : 20
%
- Strater : 11 %
- Espace culturel Leclerc : 10
%
- Hypermédia : 3
%
Répartition des ventes
en valeur entre les enseignes de l'hyperdistribution
- Carrefour : 43 %
- Auchan : 27 %
- Leclerc : 10 %
- Cora : 10 %
- Géant : 9 %
- Autres : 1 %
Sources : Snep / IFOP |
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