| Pascal Lupo est à la fois directeur
des Gares et de l'Escale à la SNCF et Pdg d'A2C,
la filiale de la SNCF chargée des contrats de commercialisation
des espaces en gare. Il nous livre son point de vue sur
les commerces de transit.
Pourquoi la SNCF s'est-elle lancée dans un
vaste programme de rénovation de ses gares ?
Nous voulions avoir des gares au même niveau de
qualité et de modernité que celui des
trains.
Or, pour y parvenir, il nous fallait les rénover,
les sécuriser, changer les ambiances
Transformer
les halls de gares en galeries marchandes nous a permis
d'atteindre ce but.
Pourquoi les enseignes cherchent-elles à s'implanter
dans une gare ?
Le chiffre d'affaires réalisé dans une
gare par un point de vente est deux à trois fois
plus important qu'ailleurs !
Les 180 000 m2 de commerces que compte la
direction des Gares et de l'Escale réalisent
chaque année un milliard d'euros de CA. Tous
les jours, on compte 400 000 voyageurs à
la gare Saint-Lazare, contre 8 000 clients par
jour, en moyenne, dans un hyper de 10 000 m2 !
Quel est le profil type des enseignes que vous recherchez ?
Des enseignes de qualité, quelle que soit la
gare. Dans le terminal Eurostar, nous avons Hédiard,
Godiva, L'Occitane. La Redoute, Naf-Naf, Monoprix,
Douglas sont, eux, implantés Gare du Nord.
Quels sont vos projets à moyen terme ?
Nous souhaitons faire des gares des endroits de vie
et "branchés" où l'on pourra
faire ses courses, consommer mais aussi travailler.
C'est précisément ce que propose le business
center de la Gare de Lyon qui permet aux entreprises
de tenir des réunions 10 minutes à
peine après l'arrivée du train.
Karl Falcon
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