| Premier fabricant de billards
en France, la société familiale a
su conquérir le marché des particuliers,
après celui des professionnels. |
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En 1860, Eugène Chevillotte crée un commerce
ambulant de fournitures hôtelières et de
billards pour bars et cafés. Un siècle et
demi plus tard, la société du même
nom est devenue le premier fabricant de billards en France.
Christophe Chevillotte, directeur commercial et représentant
de la cinquième génération, revientsur
l'histoire de l'entreprise.
Comment devient-on le premier fabricant de billards
français ?
Christophe Chevillotte : Chaque génération
a fait grandir la société en proposant des
innovations et des stratégies qui allaient dans
le sens du marché.
Par exemple, dans les années 1960, Guy Chevillotte,
champion de billard, révolutionne les standards
techniques et le design en créant le billard Europa.
Son fils, Claude, se servira de ce nouvel atout pour affirmer
la présence de l'entreprise dans toutes les compétitions
nationales et internationales, et asseoir ainsi le prestige
de notre maison. C'est à cette époque, dans
les années 1980, que nous nous sommes orientés
vers le marché des particuliers.
Les particuliers sont donc votre principale cible
?
En France, oui ! Au début du XXe siècle,
il existait plus de mille académies de billard
à Paris. À l'heure actuelle, il n'en reste
qu'une dizaine. Notre clientèle, anciennement constituée
à 95 % de professionnels et à 5 %
de particuliers, a donc changé. Mais, dans d'autres
pays, comme ceux de l'Amérique latine, le marché
n'a pas la même maturité et notre clientèle
reste avant tout les clubs et les académies.
Que représente l'export ?
Je suis précisément rentré dans la
société, en 1999, pour créer ce département.
Aujourd'hui, il représente 20 % de notre chiffre
d'affaires. Nous exportons nos billards dans plus de 40 pays
et nous avons ouvert un bureau au Mexique.
Comment votre réseau de distribution a-t-il
d'abord été organisé ?
Tant que le billard était destiné à
un marché de professionnels, nous utilisions nos
magasins-ateliers. Nous en possédons deux :
un à Orléans créé en 1924
et l'autre à Bordeaux, obtenu grâce au rachat,
en 1971, de Prestable, un fabricant de billards.
À partir de 1985, nous avons fait appel à
des distributeurs multimarques. Mais cette solution ne
nous a pas apporté satisfaction. Les billards Chevillotte
étaient mis en avant pour le prestige, mais les
ventes ne suivaient pas. Nous avons donc abandonné
cette formule pour nous recentrer sur nos magasins d'usine.
Chevillotte est-elle toujours dans cette logique de
magasins d'usine ?
Depuis, nous avons opté pour un développement
en propre afin de maîtriser notre image.
Désormais, nous possédons des magasins à
Bordeaux, à Lyon, à Orléans, à
Paris, à Aix-en-Provence et à Nice, et quinze
commerciaux.
Demain, quelle sera la stratégie des billards
Chevillotte ?
Nous souhaitons augmenter le ticket moyen de nos clients
en leur proposant toute une gamme d'accessoires autour
du billard tels que des juke-boxes, bars, tapis de sol,
boiseries, etc. Et nous allons lancer, en janvier 2005,
un concept révolutionnaire pour les particuliers...
Propos recueillis par
Domytile D'Eliassy
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Billards
Chevillotte
en chiffres |
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1 500 billards fabriqués
chaque année. |
| •
75 employés dont
la moitié travaille à l'atelier de
fabrication. |
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Il intervient dans la fabrication :
1/3 de techniciens de pointe, 1/3
de main-d'uvre et 1/3 de matériaux
nobles (bois, ardoise). |
| L'indicateur : |
| Chiffre d'affaires en millions d'euros |
| 2003 |
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2004
(prévision) |
| 6,6 |
 |
8,2 |
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