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Authenticité et convivialité font le succès des marchés de Noël. Mais qualité et nouveauté ne doivent pas pour autant être négligées.
 
Pdg de Codecom, Jean-Claude Meritte organise les marchés de Noël de Montparnasse, Saint-Lazare, Saint-Germain-des-Prés, La Défense, Disney Village ou Troyes. Il nous livre les clefs de leur réussite.

Comment expliquez-vous le boom des foires de l'Avent ?
Jean-Claude Meritte :
Les marchés de Noël sont arrivés à point nommé pour redonner vie au cœur des villes et dynamiser le commerce avant les fêtes. Leur aspect théâtral et féérique rassure et comble un manque à un moment de l'année où les gens cherchent de la chaleur, et un peu à retomber en enfance.

Quels sont les ingrédients d'un bon marché de Noël ?
Tout d'abord, le décor, l'authenticité et la tradition. Le basique, c'est d'y trouver des santons, des décorations, des articles qui correspondent aux fêtes et d'autres qu'on ne trouve pas ailleurs. Ensuite, le village doit être chaleureux et les exposants conviviaux. Enfin, il faut aussi des illuminations pour attirer le chaland. Notre budget électricité à La Défense atteint, par exemple, la somme vertigineuse de 75 000 euros !

Comment se fait le choix des produits et des exposants ?
Nous panachons 20 % de produits de bouche et 80 % d'objets artisanaux. Le village de La Défense, plus gourmand, fait exception. La demande en restauration y est plus forte. Ces stands font d'ailleurs venir - et revenir - les badauds. Ils sont un élément de fidélisation à ne pas négliger !

Est-il facile de trouver de "bons" exposants ?
Non, car les acteurs du commerce traditionnel et les vrais artisans ont du mal à tenir ce genre de stands ouverts pendant un mois sans interruption, parfois dans le vent et le froid. Il n'est pas facile pour eux de gérer à la fois l'atelier ou le magasin… et un chalet.

La clientèle réclame-t-elle de la nouveauté ?
Globalement, 20 % de nouveaux exposants suffisent à renouveler une offre empreinte de "tradition". Nous voyageons beaucoup pour découvrir les curiosités et faire venir les nouveaux. À Troyes, 100 m2 sont ainsi réservés cette année au Noël russe, avec son folklore, ses chants, ses saumons, ses blini et son caviar !

Propos recueillis par Bertrand Bourgine

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