Europe de l'Est, la distribution dans tous ces Etats 
En Europe de l'Est,
la distribution lève le rideau
Epil Center règle l'éclairage au poil
Lancôme ouvre sa boutique newlook
Pour booster la vente,
Sony mise sur l'image
Bernard Cova :
"Le shopping, un nouvel espace de liberté"
La distribution : le premier
métier de Cetelem
Place aux marchés
Europe de l'Est,
la distribution dans tous ces Etats
1) S'implanter à l'Est,
les règles pour gagner
2) Europe de l'Est :
10 marchés à la loupe
3) Europe de l'Est,
la résistance s'organise
4) Carrefour mise sur
la qualité en Pologne
5) La distribution assiège Moscou
6) Les Polonais fous de centres commerciaux !
7) La distribution à la source des marchés
Gérard Darel marie la mode à l'intemporel
Voyages-sncf.com…
sur les rails du succès
Shooz met ses chaussures de ville
Ventes flash sur le Net
Le chocolat régale aussi les distributeurs

 
Dix ans après le début de la ruée vers l'Est,
les PECO (pays d'Europe centrale et orientale) continuent de séduire les enseignes…
 
Si la "ruée vers l'Est" ne revêt plus la même ampleur qu'au début des années 1990, les pays d'Europe centrale et orientale continuent de séduire les enseignes qui souhaitent s'ouvrir à l'international. À la clé un marché de 345 millions de consommateurs. Entretien avec David Benichou, consultant au cabinet AT Kearney, spécialiste de la grande distribution en Europe de l'Est.

Peut-on encore parler d'une "ruée vers l'Est" ? 
David Benichou : le terme "ruée vers l'Est" correspondait pleinement aux années 1994-1995, quand l'économie des anciens pays du bloc de l'Est a commencé à s'ouvrir. On a pu voir les grandes enseignes de GMS ouvrir des magasins : les distributeurs ont en effet été les premiers - avant les constructeurs automobile ou les opérateurs télécom - à comprendre l'intérêt de ces nouveaux pays.

On a identifié ces pays de l'Est comme de véritables "eldorados"...
La fin du communisme laissait entrevoir un développement économique spectaculaire. Tout était à monter, il n'existait pas de circuits de distribution modernes, et trouver des terrains ne posait pas de problème... Les investisseurs étrangers étaient les bienvenus ! En outre, il était assez facile d'y faire du business et les entreprises comme les enseignes n'avaient aucun mal à trouver du personnel qualifié six à sept fois moins chers qu'en France.

Qu'en est-il aujourd'hui ?
Même si personne ne considère plus l'Europe de l'Est comme un "eldorado" de la distribution, il reste encore des opportunités et des possibilités de progrès. Jusqu'ici, le commerce était structuré dans une logique de "pays autonomes". Or, il y a des synergies et des consolidations à faire, ne serait-ce que par la proximité géographique entre ces pays. C'est le cas, notamment, en matière de logistique et surtout d'achats : on voit actuellement des centrales d'achat communes se mettre en place… Ce n'est pas un hasard si Tesco, Carrefour ou Ikea ont prévu de développer leurs activités cette année dans des pays de l'Est.

Pensez-vous que certains pays de l'Est sont arrivés à maturité ?
C'est inévitable. Je pense à la Hongrie (voir carte), la République tchèque (voir carte) et à la Pologne (voir carte). Beaucoup d'enseignes ont décidé de s'y implanter dès le début des années 1990 et, aujourd'hui, les enseignes leaders comptent déjà 20 ou 30 gros points de vente dans ces pays.

Quelles ont été les réactions de la concurrence locale ?
Les acteurs locaux ont quasiment disparu. Ils ont peu à peu été rachetés par de grandes enseignes étrangères. Seules les anciennes coopératives ou magasins de province tentent de résister à la concurrence des multinationales en créant des chaînes nationales.

Que peuvent-ils faire face à cette montée de la concurrence ?
Ils peuvent, par exemple, densifier leurs maillages avec des surfaces plus petites ou avec des formats supers. Cela implique des implantations hors des capitales. Or, seules la Pologne et quelques villes de République tchèque et de Hongrie permettent ce genre de maillage. Ils peuvent également s'engager sur la voie du hard discount et proposer des produits à très bas prix. C'est le cas en Pologne !

Quelles politiques d'achats et d'offres ces enseignes pratiquent-elles ?
Toutes les enseignes s'efforcent d'optimiser leurs gammes et de développer des marques propres en s'appuyant, si possible, sur des fournisseurs locaux. Mais ce n'est pas simple car les grands industriels de l'Ouest ont racheté la plupart des marques de l'Est. Il reste donc très peu de producteurs purement locaux occupant une position forte sur leurs marchés...

Quelle est la place des GSS dans le paysage de la distribution des PECO ?
Les GSS sont aussi une voie de diversification intéressante dans les pays d'Europe centrale et orientale. Une filière fonctionne particulièrement bien : celle des magasins de bricolage. Leur pouvoir d'achat restant limité, les ménages d'Europe de l'Est font beaucoup de choses par eux-mêmes, ce qui explique le développement spectaculaire d'enseignes spécialisées dans le Do it yourself, qu'elles soient anglo-saxonnes comme Kingfisher, allemandes comme Praktiker ou Mediamarkt ou françaises comme Leroy Merlin.

Propos recueillis par Pierre Michaud
  EN
CHIFFRES
Les PECO
En 2002, le commerce de détail des PECO (pays d'Europe centrale et orientale : Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Russie, Slovaquie, Slovénie, République tchèque) a réalisé un CA de 262,1 milliards d'euros, dont plus de 48 % en Russie. Les ventes des 15 plus grands distributeurs y représentent globalement 17,5 milliards d'euros, soit 6,6 % du commerce de détail.
Quatre pays de l'Europe de l'Est (Russie, Slovénie, Croatie, Lettonie) se classent aux six premières positions de l'indice international GRDI 2004, classement des pays émergents pour la distribution (voir carte).
En 2005, la hausse du PIB est attendue à + 4,7 % pour les PECO.
Les investisseurs internationaux sont dominants sauf en Slovénie (Mercato) et Lituanie (VP Market).



Haut de la page

Les autres articles du dossier :

 Intro : Europe de l'Est, la distribution dans tous ces Etats
  S'implanter à l'Est, les règles pour gagner
  Europe de l'Est : 10 marchés à la loupe
  Europe de l'Est, la résistance s'organise
  Carrefour mise sur la qualité en Pologne
  La distribution assiège Moscou
  Les Polonais fous de centres commerciaux !
  La distribution à la source des marchés

Accueil - Editorial - C'est aujourd'hui - Rencontre avec... - Atouts Cetelem - Tendances du marché
Dossier - Dynamique Entreprise - Commerce en ligne - Marché - Ecrivez-nous - Archives

Site créé et administré par CREAPRESS INTERACTIVE