 |
| Comment la distribution occidentale
aide les commerces de l'Est à se structurer. |
| |
En quinze ans, la distribution en Europe
de l'Est a subi une profonde mutation. La privatisation
du commerce a, en effet, fait exploser le nombre des points
de ventes, d'abord sur les marchés et les bazars.
Vers la professionnalisation
Si cette croissance a d'emblée séduit les
consommateurs, elle a engendré le faible respect
des droits de douanes, de la TVA... Une concurrence jugée
déloyale par Slobodan Radulovic, directeur général
de la chaîne serbe C
Market, qui compte ainsi sur les chaînes étrangères
pour contrer cette économie parallèle. Delphine
Rousselet, experte à la mission économique
de Moscou, estime que l'arrivée des opérateurs
étrangers va aider le commerce à se structurer :
"Pour survivre, les chaînes locales vont
devoir se professionnaliser et travailler de façon
plus transparente vis-à-vis des autorités,
des clients et des fournisseurs."
Il faut s'organiser pour survivre
Mais, les distributeurs internationaux récupèrent
des parts de marché sur les opérateurs locaux
qui, en raison de leurs moyens limités, ont mal
survécu aux fusions et aux acquisitions. Pourtant,
certains ont su résister. Le groupe slovène
(voir
carte) Mercator, par exemple, s'est imposé
comme l'un des leaders de la distribution alimentaire
en Europe du Sud-Est en ouvrant une centaine de points
de vente en Croatie, en Serbie et en Bosnie. L'enseigne,
qui a lancé une chaîne de magasins discount,
s'est diversifiée dans l'hôtellerie
elle est même devenue le premier franchiseur slovène !
Si on ne peut pas encore parler de choc frontal, la compétition
est lancée. En Russie (voir
carte), par exemple, les distributeurs locaux
commencent à réagir et à anticiper
les mouvements des enseignes internationales en gagnant
les villes moyennes.
Bertrand Bourgine
|
|
|
 |
|
|
|