Pour sa 16e édition,
L'Observateur
Cetelem 2005 a comparé les modes de consommation
dans 12 pays européens. Pascal Roussarie, son responsable,
revient sur les PECO.
Le consommateur d'Europe de l'Est est-il différent
de son voisin de l'Ouest ?
Non. Globalement, la mutation des pays de l'Est européen,
la mise en circulation progressive de l'euro, la duplication
des concepts de distribution au-delà des frontières nationales
façonnent un euroconsommateur exigeant, surinformé, sensible
à l'accueil et à la mise en scène. C'est finalement l'Europe
du Nord qui montre le profil le plus spécifique avec des
consommateurs pragmatiques et rationnels.
La présence de la distribution suffit-elle à "booster"
la consommation ?
La distribution suscite l'achat. En Pologne, par exemple,
le budget bricolage moyen d'un ménage représente 350 euros
par an, plus qu'en Espagne ! On doit ce succès à
l'implantation solide des GSS : Leroy
Merlin, Castorama,
Obi…
Quels pays d'Europe de l'Est obtiennent les meilleures
notes ?
La meilleure note globale revient à la République
tchèque (voir
carte) avec 4,70/10, pas loin de la moyenne
européenne de 4,91. La Russie (voir
carte) se positionne à la deuxième place avec
4,39 suivie de la Hongrie (voir
carte) avec 4,17. Viennent ensuite la Slovaquie
(voir
carte) (4,14) et la Pologne (voir
carte) qui, malgré des indicateurs économiques
au vert, ferme la marche avec 3,78.
En 2005, ces consommateurs vont-ils consommer ou épargner
?
Les Hongrois et les Russes veulent continuer à s'équiper.
En Hongrie, nous constatons même un état proche de "l'enthousiasme
consommatoire". En revanche, en République tchèque, en
Slovaquie et en Pologne (voir
carte), les consommateurs déclarent souhaiter
se tourner vers l'épargne, en 2005.
Peut-on comparer tous les PECO ?
Nous observons de grandes disparités sur tous les marchés
qui tiennent aux modes de distribution en place. Dans
certains pays comme la Hongrie, les hypermarchés sont
très présents contrairement à d'autres pays de l'Est dans
lesquelles le petit commerce reste solidement implanté.
Propos recueillis par
Fabien Simode
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