En Europe de l'Est,
la distribution lève le rideau
Epil Center règle l'éclairage au poil
Lancôme ouvre sa boutique newlook
Pour booster la vente,
Sony mise sur l'image
Bernard Cova :
"Le shopping, un nouvel espace de liberté"
La distribution : le premier
métier de Cetelem
Place aux marchés
Europe de l'Est,
la distribution dans tous ces Etats
1) S'implanter à l'Est,
les règles pour gagner
2) Europe de l'Est :
10 marchés à la loupe
3) Europe de l'Est,
la résistance s'organise
4) Carrefour mise sur
la qualité en Pologne
5) La distribution assiège Moscou
6) Les Polonais fous de centres commerciaux !
7) La distribution à la source des marchés
Gérard Darel marie la mode à l'intemporel
Voyages-sncf.com…
sur les rails du succès
Shooz met ses chaussures de ville
Ventes flash sur le Net
Le chocolat régale aussi les distributeurs
Créé en 2000, le site filiale de la SNCF, voyages-sncf.com, a réussi son pari : "booster" les ventes sur Internet...
 
Sur le marché de "l'e-tourisme" en pleine croissance (+ 32 % par an), voyages-sncf.com est devenu en à peine quatre ans l'un des acteurs incontournables du secteur. Mathias Emmerich, directeur général de l'entreprise depuis juillet 2004, revient sur l'histoire de cette réussite.

Comment le site Internet voyages-sncf.com a-t-il démarré ?
Mathias Emmerich :
La SNCF avait déjà un site institutionnel, sncf.com, avec lequel elle vendait des billets. Mais pour accélérer le rythme des ventes, la SNCF a créée en 2000 une filiale dotée d'un capital de 9 millions d'euros et d'un nom propre, voyages-sncf.com. En 2001, un partenariat avec Expédia, grand spécialiste de la vente de voyages en ligne, a ensuite été mis en place pour enrichir les offres proposées sur le site voyages-sncf.com : location de voitures, hôtel, vol, séjours...

Début 2005, quel est le bilan ?
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2000, année du lancement de la filiale, les ventes ont atteint 89 millions d'euros, en 2003, 467 millions d'euros et en 2004 nous avons vendu pour 800 millions d'euros sur Internet. Ce qui, pour voyages-sncf.com représente 13 à 14 % des ventes de la SNCF ; l'an prochain ce sera environ 20 %. La grande question demeure : où cela va-t-il s'arrêter ? Jusqu'à 30 %, 50 %...

Que représente le train dans votre volume d'affaires ?
Le train représente aujourd'hui 80 % des ventes. À l'heure actuelle, il est notre grande force même si à terme, vers 2007-2008, la croissance de ce marché va s'estomper progressivement. Les autres produits prendront alors le relais.

Que va modifier Internet tant sur les produits que sur la relation client ?
Nous sommes au tout début d'une histoire et encore en phase d'apprentissage face à ce nouveau média. Le Minitel a été un outil de distribution, Internet est un outil de relation commerciale et de marketing. Avec lui, nous pouvons développer une véritable relation client notamment avec l'envoi des "newsletters". Internet nous a aussi permis d'élargir la gamme de la SNCF, soit de façon structurelle avec la création de nouveaux produits comme les "Prems", soit de façon ponctuelle avec les offres promotionnelles.

Voyages-sncf.com innove-t-il du point de vue technique ?
Nous sommes en permanence à la recherche de nouvelles solutions techniques, plus pratiques pour le client. Il y a eu le billet imprimable chez soi, la création de SMS +, l'alerte pour les offres limitées… et ce n'est qu'un début !

Quels postes représentent le plus de dépenses ?
La partie technique est primordiale si nous voulons rester au meilleur niveau. Nos équipes sont constituées essentiellement d'informaticiens et nous dépensons 8 millions d'euros par an pour ce poste. Le deuxième poste très important est celui du marketing. Nous devons être très visibles avoir une réactivité maximale, développer de nouvelles fonctionnalités...

Comment expliquez-vous le succès de la vente des billets de train en ligne ?
Nous avons très bien réussi la migration des ventes vers Internet car le produit est tout à fait adapté à cet outil. Par exemple, dans beaucoup de pays, il n'est pas nécessaire de réserver sa place de train, tandis qu'en France c'est obligatoire pour le TGV. De plus, la SNCF a toujours été une société ancrée dans la technologie. Internet correspond donc bien à cette image de modernité.

Comment faire face à la concurrence ?
Internet est un média qui appelle un faible nombre d'acteurs. Sur le marché de l'e-tourisme, nous sommes une demi-douzaine de "grands joueurs". Alors, pour exister, chaque acteur doit développer une spécificité en fonction de son histoire, de ses forces et de ses faiblesses. Pour notre part, nous construisons un portefeuille généraliste autour de notre force : le train.

Propos recueillis par Domytile d'Eliassy
Voyages-sncf.com
en chiffres
80 % des ventes concernent le train.
Création de l'agence de voyage en ligne : 2000.
En 2004, voyages-sncf.com a représenté 14 % des ventes de billets de la SNCF.
L'indicateur :
Chiffre d'affaires en millions d'euros
2003   2004
467 800

Les autres articles de Dynamique Entreprise :
Gérard Darel marie la mode à l'intemporel / Shooz met ses chaussures de ville

Accueil - Editorial - C'est aujourd'hui - Rencontre avec... - Atouts Cetelem - Tendances du marché
Dossier - Dynamique Entreprise - Commerce en ligne - Marché - Ecrivez-nous - Archives

Site créé et administré par CREAPRESS INTERACTIVE