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La distribution : le premier
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Europe de l'Est,
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Le chocolat régale aussi les distributeurs
Ce n'est pas une simple gourmandise mais
un véritable objet de plaisir qui déchaîne les passions… et stimule la distribution !
 
Il n'existe pas un, mais deux marchés du chocolat. Celui de la production artisanale, relayé par les chocolatiers et les boulangers pâtissiers, et celui de la production industrielle, passant par les réseaux de la distribution alimentaire : hypers, grandes surfaces, commerces de proximité… Les deux se portent bien et continuent de progresser globalement de 2 % à 3 % par an.

À quand le remboursement du chocolat par la Sécurité sociale?
Les Français, qui en ont consommé chacun près de 7 kg en 2003, soit 16,9 % de plus qu'en 1993, apprécient cet aliment pour ses qualités gustatives mais aussi pour ses vertus. Le chocolat contient, en effet, des vitamines B1 et B2 et du potassium favorisant l'effort physique, des substances toniques (caféine, théobromine) stimulant l'intellect, des tanins et des polyphénols prévenant les accidents cardio-vasculaires... Sans oublier les acides gras poly-insaturés qui, présents dans le beurre de cacao diminuent le mauvais cholestérol et augmentent le bon. En attendant un éventuel remboursement du chocolat par la Sécuritré sociale, les revendeurs se contenteraient d'une baisse du taux de TVA qui lui est appliqué. Ils militent depuis quarante ans pour ramener de 19,6 % à 5,5 %, le taux appliqué à la quasi-totalité des produits alimentaires.

Pour les artisans, le chocolat reste un produit saisonnier
Les enseignes usent des procédés publicitaires et marketing classiques pour promouvoir leurs quatre gammes de produits : les poudres cacao (15,1 % des produits finis), les pâtes à tartiner (16,8 %), les confiseries (40,8 %) et les tablettes (27,1 %). Ils ont, par exemple, enrichi leur offre en tablettes haut de gamme afin de séduire la population grandissante des amateurs en utilisant de nouveaux crûs de cacao : 85 % de cacao, voire plus. Pour dynamiser leurs ventes, les artisans chocolatiers misent, eux, sur la créativité. Ces spécialistes se transforment en artistes aux temps forts des saisons, Pâques et les fêtes de fin d'année représentant 60 % de leurs ventes. Et les nouvelles saveurs qu'ils créent à partir de subtils mariages sucré-salé… font leurs recettes.

François Paul
Les chiffres
en 2003
• Consommation en chocolat :
- de 1993 à 2003 : 16,9 %
- 40 000 tonnes de chocolat consommé pendant les fêtes
- Industrie : 90 % du marché
- Artisans : 10 % du marché

Sources : Chambre syndicale nationale des chocolatiers / L'alliance 7

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