La distribution surfe sur la vague high-tech 
La distribution,
plus high-tech que jamais !
Un nouveau credo pour Go Sport
Ikéa développe
ses implantations
De Neuville refond
son identité visuelle
Olivier Dauvers :
"Quelle évolution pour
le commerce de demain ?"
"Le meuble et le crédit
sont indissociables !"
La distribution surfe sur
la vague high-tech
1) Bouygues telecom et SFR : deux stratégies !
2) Mobile, un marché
pour les "poids lourds"
3) "Orange Center… boutiques new age"
4) L’ADSL ouvre
de nouvelles "voix"
5) FAI… à chacun
son mode de distribution
Pour gagner, Clover choisit la transparence
Newco décline ses concepts avec succès
Expert, des pros du contact clients !
Le blog, nouveau canal de vente pour les marques ?
Mp3 et clés USB montent
le volume !
Grande distribution, magasins spécialisés et boutiques d’opérateurs assurent aujourd’hui chacun un tiers du marché du portable.
 
Les petits indépendants, qui représentaient plus de 16 000 échoppes il y a dix ans, ont fini par se soumettre en rejoignant une grande enseigne… ou par disparaître ! Pendant ce temps, la grande distribution n’a pas cessé d’accroître son offre de téléphonie mobile. Les réseaux indépendants, mieux structurés, comme The Phone House, Avenir Télécom ou Videlec (groupe Debitel), sont devenus de véritables partenaires pour les fabricants et les opérateurs eux-mêmes. Debitel anime d’ailleurs pour Orange ou SFR près de 650 points de vente de la grande distribution (centres Leclerc, BHV, Media Saturn, But, Connexion, etc.).

La Fnac renoue avec le mobile
À Vélizy et à Créteil, la Fnac a retravaillé ses rayons produits de mobilité et parle de transformer la moitié de son parc avant l’été avec, comme dans l’Espace SFR ouvert sur les Champs-Élysées, un long couloir central pour guider et assister le client sur son parcours d’achat. L’enseigne, qui a vendu ses 45 boutiques Fnac Télécom à The Phone House en 1999, a depuis négligé ce secteur et occupe seulement 2 % du marché de la téléphonie mobile.

Des distributeurs originaux
Enfin, les nouvelles fonctionnalités des mobiles font qu’on les trouve parfois là où on ne les attendait pas. On peut ainsi entrer dans un Photo Service et en ressortir avec un portable intégrant un appareil photo. Pas étonnant quand on sait qu’il se vend plus de photophones que d’appareils photo numériques.

Bertrand Bourgine

"Phone House met en scène la concurrence"

Bernard Flobert,
président directeur général de The Phone House.
Quel est le concept de The Phone House ?
Nous proposons tous les modèles du marché, car le consommateur s’arrête d’abord sur un téléphone. Le client choisit ensuite entre les principaux opérateurs. Une politique qui nous distingue des opérateurs qui vendent uniquement leurs packs et des autres distributeurs qui relaient les offres de ces mêmes opérateurs.
Nos prix étant transparents, le client peut sélectionner sa formule et son appareil dans une “vraie mise en scène” de la concurrence.

Comment êtes-vous devenus le premier réseau indépendant ?
On a su dès le départ multiplier les points de vente et prendre pied dans les centres commerciaux pour toucher un maximum de clients. Le marketing opérationnel en magasin est très important. Chaque mois, nous diffusons un catalogue et nous renouvelons toute la PLV. Parallèlement, le fait d’être adossé au groupe anglais The Carphone Warehouse nous a aidés en 2000-2001, lorsque le marché a connu un déclin brutal.

Comment expliquez-vous votre survie dans un marché fermé ?
Le marché des télécoms est plein de pièges. Et les gens qui sont sortis du marché n’ont pas su s’adapter à la sophistication croissante de la relation avec les opérateurs.

À RETENIR
The Phone House, c’est 185 points de vente en France, 24 ouvertures en 2004 et un service de téléphonie fixe lancé en 2004.


"Internity a décloisonné le multimédia"

Jean-Daniel Beurnier,
président directeur général d’Avenir Télécom.
Comment se positionne l’enseigne Internity ?
Dès l’ouverture de notre premier magasin, il y a cinq ans, nous avons anticipé l’apparition de supports multimédia mobiles “tout en un”. L’offre corollaire a été de mettre fin au cloisonnement entre les univers de la téléphonie mobile, du multimédia, de l’image numérique et du jeu vidéo pour les proposer de façon modulable. Ce type de convergence est mis en avant chaque mois avec nos offres packagées Kill Deal (photophone + imprimante BlueTooth), proposées à des prix très agressifs.

Le téléphone mobile va-t-il cannibaliser les autres segments de l’électronique grand public ?
Tous les terminaux que l’on porte sur soi (téléphones mobiles, appareils photo, lecteurs Mp3, PDA, etc.) vont fusionner. Celui qui a le plus d’utilisateurs communs reste le téléphone mobile. C’est donc vers lui que tout converge : 90 % des PDA et 70 % des appareils photo numériques vendus dans le monde en 2004 sont des téléphones mobiles.

À quoi tient le succès de la vente dans la téléphonie mobile ?
Le succès passe par une vente au comptoir en face en face, pour que le vendeur puisse donner à son client le bon produit avec le service ad hoc associé.

À RETENIR
Internity est présent en Angleterre, au Benelux, en Espagne, au Maroc, en Pologne et en Roumanie.

"Phone House met en scène la concurrence"

Bernard Flobert, président directeur général de The Phone House.

"Internity a décloisonné le multimédia"

Jean-Daniel Beurnier, président directeur général d’Avenir Télécom.

  Debitel, low cost du mobile
Debitel utilise l’infrastructure de SFR. Il achète à l’opérateur français des minutes de communication en gros avant de les revendre à ses clients. L’opérateur alternatif vend, depuis le début de l’année, des forfaits distincts de l’acquisition du terminal, donc des cartes SIM, pour “libérer tous les mobiles !”. L’opérateur allemand supprime au passage la contrainte de la durée minimale d’abonnement qui correspond à l’amortissement de la subvention du mobile. En privilégiant la vente en ligne et par téléphone, Debitel propose des forfaits de 20 % à 35 % moins chers que la concurrence. Il espère ainsi répondre à l’attente de consommateurs pour qui la préoccupation du coût des communications l’emporte sur la technologie et conquérir, d’ici à deux ans, 500 000 clients.


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Les autres articles du dossier :

 Intro : La distribution surfe sur la vague high-tech
  Bouygues telecom et SFR : deux stratégies distinctes
  Mobile, un marché pour "poids lourds"
  Orange reconceptualise ses points de vente
  Les nouvelles voix de l´offre ADSL
  Quels réseaux de vente pour les FAI ?

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