La distribution surfe sur la vague high-tech 
La distribution,
plus high-tech que jamais !
Un nouveau credo pour Go Sport
Ikéa développe
ses implantations
De Neuville refond
son identité visuelle
Olivier Dauvers :
"Quelle évolution pour
le commerce de demain ?"
"Le meuble et le crédit
sont indissociables !"
La distribution surfe sur
la vague high-tech
1) Bouygues telecom et SFR : deux stratégies !
2) Mobile, un marché
pour les "poids lourds"
3) "Orange Center… boutiques new age"
4) L’ADSL ouvre
de nouvelles "voix"
5) FAI… à chacun
son mode de distribution
Pour gagner, Clover choisit la transparence
Newco décline ses concepts avec succès
Expert, des pros du contact clients !
Le blog, nouveau canal de vente pour les marques ?
Mp3 et clés USB montent
le volume !
Les fournisseurs d’accès à Internet se différencient par leur approche du marché.
 

La vente de l’accès à Internet a sensiblement évolué. À l’époque où le bas débit était roi, par exemple, les kits d’accès sur CD insérés dans les magazines ou envoyés par la poste favorisaient la vente directe. Mais, qu’en est-il aujourd’hui ?

Centre d’appel, site marchand, boutique en propre, GSA, GSS…
Certains fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ont trouvé une vraie logique à aller vers la distribution pour fournir aux internautes un environnement hardware haut débit. “En plus, se rappelle Pascal Pouquet, directeur commercial de Club Internet, il y avait et il y a toujours une grande demande de clarification du client entre les différents arguments promotionnels des FAI. La distribution trouve donc sa légitimité en apportant aux clients assistance et accompagnement”.
Contrairement à Free ou Télé 2, résolument orientés sur les canaux directs (Web, call center), Wanadoo privilégie la proximité avec ses agences propriétaires. Club Internet ou Tiscali ont, quant à eux, apporté à leurs offres une dimension concurrentielle, en s’implantant sur des terrains où leurs principaux concurrents étaient absents. Ainsi, les GSA et GSS représentent respectivement plus de 30 % et 40 % de leur recrutement, hors migration !

“Packs ADSL hybrides cherchent linéaires...”
Les FAI reconnaissent que leur démarche d’abonnement reste difficile à appréhender par des magasins à la culture hardware. Tiscali dédie donc une hot line aux clients qui se servent en libre-service et s’abonnent de chez eux. Mais la distribution affronte un autre défi : les services tripleplay du tuyau ADSL empruntent aux linéaires informatique, téléphonie et télévision. D’où une certaine difficulté pour ces packs à trouver leur rayon.

Bertrand Bourgine

"Free va garder sa longueur d’avance !"

Michael Boukobza,
directeur général d’Iliad, maison mère de Free.

Pourquoi ne trouve-t-on pas la Freebox dans le commerce ?
L’offre Freebox est vraiment bon marché. Pour moins de 30 euros, vous souscrivez à l’Internet à 20 Mo avec ADSL 2+, routeur WiFi, téléphone gratuit illimité, 100 chaînes TV en qualité numérique et vous pouvez ne plus payer l’abonnement France Télécom ! Cela demande une gestion extrêmement saine, un marketing très réduit et une distribution exclusive via Internet.

Est-il difficile d’être le pionnier ?
L’ADSL bouleverse les télécoms. Depuis le début, l’équipe R&D de Free a défriché le terrain, dégroupé, lancé la téléphonie et la télévision sur ADSL… Ce qui n’avait jamais été réalisé à une telle échelle. Toutes nos équipes ont dû surmonter de fortes montées en charge. Aujourd’hui, il nous reste à réduire les délais d’attente – 5 à 6 minutes –, trop élevés pour le service client. Nous allons donc recruter 150 techniciens sur notre centre d’appels.

Redoutez-vous la convergence vers la téléphonie mobile ?
Ces deux terminaux se complètent. Si la consommation du mobile est personnelle, celle d’Internet est axée sur le foyer. Nos services multiplay sont plus confortables en termes de débit, de confort… et moins chers que ceux de la 3G !

À RETENIR
Free, c’est 566 000 lignes dégroupées fin 2004 et 747 000 Freebox distribuées. Il est le premier opérateur multiplay.

"Cegetel exploite tous les canaux de vente"

David Erlich,
responsable de la ligne produits ADSL de Cegetel.

Pourquoi avoir attendu pour lancer votre offre ADSL ?
Cegetel a attendu que les conditions du dégroupage dégagent un espace économique suffisant, et cela s’est produit fin 2003. En quelques mois, le marché s’est orienté résolument vers le double ou le tripleplay. Les taux de croissance enregistrés en 2004 sont uniques dans l’histoire des télécommunications. Cegetel a participé à ce phénomène en se muant d’opérateur téléphonique en opérateur multiplay.

Quel type de distribution Cegetel privilégie-t-il ?
Nous avons d’abord utilisé la relation privilégiée que nous avions tissée avec nos trois millions de clients en téléphonie fixe. Nous avons aussi décidé d’être présent via tous les canaux possibles : Internet, le téléphone, sur le terrain dans les Espaces SFR, chez Darty ou Auchan… Une nouveauté qui ne nous empêche pas d’être un des FAI leader vendus en grande distribution.

Que représente l’option téléphonie illimitée dans vos souscriptions à l’ADSL ?
Cette promesse est très bien perçue car la clientèle bascule d’un modèle de la voix à l’unité à un modèle forfaitaire. Le pourcentage d’abonnés qui souscrivent à cette offre est en perpétuelle évolution.

À RETENIR
2 000 points de vente (Espaces SFR, hypermarchés, petits et grands spécialistes) proposent l’ADSL de Cegetel.

"Free va garder sa longueur d’avance !"

Michael Boukobza, directeur général d’Iliad, maison mère de Free.

"Cegetel exploite tous les canaux de vente"

David Erlich, responsable de la ligne produits ADSL de Cegetel.

  FAI, fournisseurs
de modems
Selon l’ART, 10 000 modems ADSL sont distribués chaque jour pour satisfaire les abonnés au haut débit. Un renouvellement du parc nécessaire pour pouvoir profiter des extensions WiFi, tripleplay ou de l’ADSL 2+.
En constante hausse, ce marché se calque de plus en plus sur celui des téléphones mobiles. Ainsi, les boîtiers ADSL, plus complexes et onéreux, sont subventionnés par les FAI, certains les proposant en pack et d’autres les louant à leurs abonnés. Au final, FAI et équipementiers s’unissent de plus en plus. Quant aux modems et aux cartes ADSL, ils désertent les rayonnages pour laisser la place aux packs qui représentent 80 % du marché.


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Les autres articles du dossier :

 Intro : La distribution surfe sur la vague high-tech
  Bouygues telecom et SFR : deux stratégies distinctes
  Mobile, un marché pour "poids lourds"
  Orange reconceptualise ses points de vente
  Les nouvelles voix de l´offre ADSL
  Quels réseaux de vente pour les FAI ?

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