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Filiales de Cetelem implantées
en outre-mer,
les Crédit Moderne sont incontournables aux Antilles,
à la Réunion et en Guyane. |
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Présent
dans les trois départements d'outre-mer, Crédit
Moderne et ses 200 collaborateurs accompagnent chaque
jour les distributeurs implantés dans les DOM.
Bertrand Gros, directeur des filiales outre-mer de Cetelem,
nous présente ses activités et ses marchés.
En quelle année Cetelem a-t-il acquis le Crédit
Moderne ?
Bertrand Gros : Cetelem s'est implanté dans
les DOM en 1996 en installant Crédial aux Antilles.
Peu de temps après, nous avons fait l'acquisition
des trois Crédit Moderne, sociétés
déjà installées aux Antilles, à
la Réunion et en Guyane depuis le milieu des années
80. En 2004, Crédit Moderne Antilles et Crédial
ont fusionné.
Aujourd'hui, la notoriété de nos sept agences
(une en Guyane, deux en Guadeloupe, une en Martinique
et trois à la Réunion) est très forte.
Pourquoi Cetelem a-t-il choisi d'investir dans les
DOM ?
A l'origine, Cetelem a souhaité être présent
dans les DOM pour accompagner nos grands partenaires distributeurs
métropolitains.
Les solutions Crédit Moderne sont-elles identiques
à celles développées par Cetelem
?
Si notre gamme de produits est sensiblement la même,
nous l'adaptons à la demande locale. Il s'agit,
en effet, de marchés de tailles modestes où
cohabitent crédits traditionnels et "chèques
tiroirs". Ces pratiques sont installées et
correspondent aux besoins d'une partie de la population
non salariée (les "jobers").
Quelle est la part de marché du Crédit
Moderne dans les DOM ?
Tous crédits à la consommation confondus,
notre part de marché se situe entre 20 % et
25 % selon le département. Ce chiffre, nous
le devons à une politique commerciale forte menée
à destination des distributeurs et des particuliers.
Par ailleurs, le Crédit Moderne est historiquement
une société de crédit automobile.
Et les "domiens", qui apprécient les
voitures, renouvellent régulièrement leur
véhicule.
Que représente le prêt automobile dans
l'activité du Crédit Moderne ?
L'automobile représente la majorité
de nos encours, entre 60 % et 70 % suivant le
département. D'ailleurs, une voiture sur quatre
qui circulent dans les DOM a été financée
par Crédit Moderne.
Comment êtes-vous organisé ?
Les trois Crédit Moderne sont des filiales à
100 % de Cetelem qui possèdent, pour chaque
département, leur propre organisation : un
directeur général, une direction commerciale,
une direction administrative et financière, une
direction du recouvrement.
Nous adaptons en permanence notre politique de développement
aux évolutions des marchés d'outre-Mer,
comme le fait Cetelem en France et à l'international !
Que vous apporte Cetelem France ?
Pour commencer, Cetelem nous permet de travailler
de manière professionnelle sur le marché
de la distribution en nous apportant la carte Aurore,
son produit phare, et toute l'ingénierie qui l'accompagne
(systèmes d'octroi, de télématique,
etc.).
Ensuite, Cetelem nous fait bénéficier de
ses innovations telles que Dobox et le portail distribution
qui sera prochainement ouvert pour les départements
d'outre-mer.
Quels développements envisagez-vous pour les
années à venir ?
Nous allons poursuivre notre croissance en nous ouvrant,
notamment, à d'autres secteurs d'activité
tels que l'habitat. Nous souhaitons également sécuriser
davantage nos distributeurs par l'accroissement de la
part des facilités de paiement et de la carte Aurore.
Dans les départements d'outre-mer, la distribution
est-elle également spécifique ?
Bien entendu ! Logistiquement d'abord : les distributeurs
peuvent rencontrer des difficultés liées
à la situation insulaire : une activité
portuaire perturbée, un retard de bateaux
Ces situations affectent le commerce. Sinon, de nombreuses
enseignes métropolitaines sont installées :
But,
Conforama,
Carrefour,
Connexion
Parallèlement, des groupes locaux, devenus d'importants
groupes financiers, se développent et accroissent
leur notoriété. De manière générale,
si l'on rencontre quelques hypermarchés qui distribuent
du blanc, du brun, de l'informatique
Le commerce
de proximité reste très présent.
Quid des consommateurs ?
Le consommateur "domien" est friand de nouveautés,
de technologies (Internet haut débit, téléviseurs
)
et de produits de bricolage. L'île de la Réunion,
par exemple, compte une dizaine de grandes surfaces, dont
plusieurs Monsieur
Bricolage, pour une population de 706 000 habitants.
Le secteur du meuble décolle également,
pour le plus grand bénéfice d'enseignes
comme But ou Conforama.
Propos recueillis par
Fabien Simode
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de la page
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"La
Réunion : un marché dynamique"
Philippe Lambert,
directeur commercial à la Réunion,
Crédit Moderne Océan Indien
(CMOI). |
Quelles
sont les spécificités du marché
réunionnais ?
Si la Réunion est un petit marché,
la distribution y est très dynamique
! Les commerçants sont créatifs
et de nombreuses enseignes s'implantent.
Ce dynamisme est-il incarné par
le secteur de l'automobile ?
Oui, les Réunionnais renouvellent régulièrement
leur voiture. Résultat : ce marché
mature, structuré et professionnel,
représente l'activité la plus
importante du CMOI.
Quels sont les secteurs de la distribution
à fort potentiel ?
La croissance démographique est très
importante : la Réunion devrait,
dans vingt ans, dépasser le million
d'habitants, contre 706 000 aujourd'hui !
Ainsi, les marchés du meuble, de l'équipement
de la maison et de l'habitat se développent-ils
considérablement. Par ailleurs, notre
notoriété et notre bonne connaissance
de la clientèle nous permettent de
développer des relations en direct
avec les particuliers.
Avec quelles enseignes le CMOI travaille-t-il
?
Nous travaillons avec toutes les enseignes
présentes sur l'île : Carrefour,
But, Conforama, Atlas, les distributeurs locaux...
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"Carte
Aurore, un atout pour les Antilles"
Jean-Pierre Garnaud,
directeur général, Crédit
Moderne Antilles. |
Quelles
sont les spécificités du marché
antillais ?
Formées par deux îles - la Guadeloupe
et la Martinique -, les Antilles représentent
un marché d'à peu près
800 000 habitants. La distribution, très
concentrée autour de Pointe-à-Pitre
et de Fort-de-France, est composée
de groupes locaux très puissants, d'origine
familiale. Certains réalisent plus
de 1 milliard d'euros de CA et sont présents
dans l'automobile, mais également dans
la grande distribution, le bricolage
Comment qualifier les commerces aux Antilles
?
Les Antilles se distinguent par leurs belles
boutiques qui répondent aux critères
métropolitains en termes d'agencement,
de merchandising, de service, etc.
Le crédit est-il bien implanté
?
Oui, même si nous luttons contre le
paiement fractionné par chaînes
de trois chèques. Cette pratique gène
le développement de nos produits. Nous
accompagnons donc les distributeurs pour les
amener à utiliser davantage la carte
Aurore, moyen qui leur apporte de la trésorerie,
facilite leur gestion et minimise les risques. |
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La
carte
Aurore
dans les DOM
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Diffusée depuis
1996 aux Antilles et depuis 1998 à la Réunion,
la carte
Aurore compte à peu près 60 000
porteurs dans les départements d'outre-mer
et possède un taux d'activation relativement
important. Ses fonctionnalités, adaptées
aux marchés locaux, s'enrichissent au fil
des développements informatiques.
En Guyane, la carte Aurore sera lancée courant
2005. "Si ce département de 185 000
habitants possède un fort taux de chômage,
il affiche aussi un taux de croissance démographique
élevé", confie Bertrand Gros
qui ajoute : "Quelles que soient ses
difficultés actuelles, la Guyane est un marché
prometteur." |
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