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| Quelles sont les réglementations
qui opèrent sur les corners des grands magasins
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"En matière
de stands et de corners, en raison de la diversité
des contrats conclus entre les marques et les enseignes,
les réglementations diffèrent selon qu'elles
portent sur la vente, le dépôt-vente, la
sous-traitance ou la location d'espace commercial !",
confie Rachel Blumel, responsable juridique de l'équipe
Expertise textile à la Fédération
de la maille. Zoom sur ces trois contrats.
Le contrat de vente de marchandise
La plupart du temps, les enseignes de grands magasins
disposent d'une centrale d'achat qui sélectionne,
référence et achète les produits,
donc impose le plus souvent ses propres conditions générales
d'achat. Mais le déséquilibre commercial,
dénoncé par certains, est nettement atténué
voire inexistant avec les marques phares, difficiles à
"déférencer".
Le contrat de vente conditionnelle
La vente sous condition est une variante du dépôt-vente.
Il s'agit, pour le magasin, de prendre livraison des marchandises,
non pas en tant que mandataire de la marque vendeuse,
mais en qualité d'acheteur sous condition. Une
clause de reprise des invendus permet au distributeur
de limiter les risques en se réservant le droit
de restituer au vendeur la marchandise non revendue. Cela
justifie la mise à disposition de démonstratrices
par le vendeur.
La location d'emplacement commercial
Certaines marques louent un emplacement dans le magasin
et paient une redevance sur le chiffre d'affaires, en
plus du prix de location au mètre carré.
La marque reste alors propriétaire de ses marchandises
et détache du personnel qualifié pour conseiller
le client, conserver, mettre en valeur et vendre les marchandises.
Bertrand Bourgine
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Les
premiers rayons concédés |
| "Les
grands magasins ont commencé
à concéder certains rayons
à des sociétés
extérieures, en parfumerie puis
en prêt-à-porter, dans
les années 70-80", explique
Yves Chirouze, auteur du film documentaire
Les grands magasins parisiens, du
XIXe siècle à nos jours.
Pour ce professeur de marketing montpelliérain,
"cette forme particulière
de concession où le démonstrateur
gère de façon autonome
son rayon ou sa marque a permis aux
grands magasins, à une époque
où ils rencontraient des difficultés,
de faire des économies de personnel
et de s'affranchir d'une gestion des
stocks trop importante". |
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