C'est devenu un véritable phénomène
de société : chaque jour en France,
huit millions de personnes se connectent à MSN Messenger,
la messagerie instantanée de Microsoft. Doté
d'un pseudo, ils chattent gratuitement, en temps réel,
et avec des amis. Grégory Olivier, responsable
de la communication de MSN décrypte ce phénomène.
Comment peut-on expliquer le phénomène
MSN ?
Grégory Olivier : Plusieurs éléments
permettent d'expliquer son décollage : l'explosion
de l'Internet haut débit, la gratuité du
service et les différentes caractéristiques
de notre instrument de communication. MSN se caractérise
par sa simplicité d'usage, la discussion à
plusieurs en temps réel, les réponses instantanées,
la personnalisation via des icônes (émoticons),
etc.
Pour les messageries instantanées, quelles
peuvent être les conséquences ?
J'en perçois trois. L'effet le plus concret sera
la diminution progressive des heures passées au
téléphone. En effet, nous constatons un
pic d'usage de MSN Messenger entre 17 heures, sortie
des classes, et 22 heures. La seconde conséquence
est la naissance d'un nouveau langage, mêlant texte,
image et émoticons. La troisième est l'apparition
d'une nouvelle manière de partager des photos.
Les modes de consommation seront-ils impactés
?
Cet outil ouvre de nouveaux champs commerciaux dans l'e-commerce.
Si aujourd'hui aucun business model n'est arrêté,
des expérimentations sont en cours.
En Grande-Bretagne, Amazon teste notre plate-forme de
communication associée à un "chatterbot"
(un "robot", pour les initiés). Ce petit
programme personnifié permet de chatter avec un
personnage virtuel sur le contenu d'un livre ou d'un disque.
Aux États-Unis, Procter and Gamble éprouve
un "bot" avec Messenger dans le cadre d'une
campagne publicitaire sur le net.
Propos recueillis par
Hugo Styx
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